On dit du diabète que c’est une maladie silencieuse. C’est vrai quel que soit son type (1, 2 ou gestationnel). Mais contrairement aux idées reçues, il peut aussi se manifester par des symptômes «douloureux»

 

Gare au surpoids

La première caractéristique du diabète, c’est qu’il ne se manifeste pas !

Il peut évoluer pendant une dizaine d’années de façon parfaitement silencieuse (surtout s’il est de type 2).

Le problème, c’est que s’il n’est pas traité, il détériore progressivement un grand nombre d’organes (pancréas, œil, rein, cœur, artères, nerfs, pieds, dents, peau, …) jusqu’au jour où il occasionne un souci de santé grave (accident vasculaire cérébral, infarctus arythmie… troubles de la vue, troubles rénaux,) ou une complication irréversible (insuffisance rénale chronique, altération grave de la vue…).

Le surpoids, l’hypertension artérielle ou l’hypercholestérolémie, qui lui sont parfois associés, doivent donc vous mettre en alerte.

De fortes manifestations douloureuses

Le diabète peut se manifester par une triade de symptômes bien connue des médecins :
• Le besoin de boire beaucoup d’eau (le sentiment d’être assoiffé de façon très fréquente (polydipsie).
• L’envie de manger fréquemment et en quantité importante (polyphagie), qui, dans le cas du diabète de type 1, s’accompagne paradoxalement d’un amaigrissement.
• La nécessité et l’urgence d’uriner beaucoup et de manière très récurrente (polyurie). Conséquence logique de la polydipsie, elle est aussi liée à la forte concentration du sucre dans le sang que l’organisme tente d’éliminer.
• Douleurs aiguës dans les jambes, mollets et doigts de pied, démangeaisons et fourmis, crampes aiguës nocturnes…
• Avoir la vue qui se trouble

 

Les signes plus discrets

Quatre symptômes indépendants, plus discrets que les précédents, doivent aussi alerter…
• Une fatigue (asthénie) se manifestant par un essoufflement (dyspnée) et une accélération du rythme cardiaque au moindre effort physique(en montant des escaliers, par exemple).
• Des troubles de l’érection chez l’homme. Perte de libido chez la femme.
• Une tendance fréquente à développer boutons de fièvre, des furoncles ou abcès.
• Des infections urinaires fréquentes.
Enfin, rarement, le diabète peut se révéler lors d’une perte de connaissance (acidocétose), complication aiguë immédiatement prise en charge dans un service d’urgence, le patient pouvant sombrer dans le coma et pouvant aller jusqu’au décès.

 

Comment pose-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic du diabète est facile à réaliser.

Il suffit au médecin de prescrire une prise de sang pour mesurer, entre autres, la glycémie à jeun (taux de sucre sanguin).

La mesure ne peut être effectuée que si l’on n’a rien avalé depuis au moins 12 heures.

Le diagnostic est confirmé par la mesure de la glycémie post-prandiale (GPP), qui fournit le taux de sucre dans le sang deux heures après avoir mangé.

À noter : associé à la GPP, un dosage sanguin de l’hémoglobine glyquée permet d’évaluer les risques de complications du diabète (HbA1C).

Selon les résultats des tests de la prise de sang, vous serez non diabétique, pré-diabétique, diabétique classique ou diabétique à risques.

Qu’est-ce que l’ HbA1C ?

L’hémoglobine glyquée est la forme glyquée de la molécule d’hémoglobine.

Sa valeur biologique permet de déterminer la concentration de glucose dans le sang,
la glycémie, sur trois mois (moyenne des 3 derniers mois).

L’hémoglobine glyquée (ou HbA1c) est le reflet de la glycémie.

Tandis que la glycémie capillaire et la glycémie à jeun sont des instantanés de l’état glycémique, l’HbA1c permet d’évaluer l’équilibre du sucre dans le sang.

La norme de l’HbA1c est comprise entre 3,5 % et 6 %. L’objectif est de ne pas dépasser le chiffre de 7 %.

Plus la valeur augmente, plus le risque de complications du diabète augmente.

Le taux normal d’hémoglobine glyquée se situe entre 4,1 et 5,4 % chez les personnes non-diabétiques. Un taux supérieur à 5,4% peut être associé à un risque relatif de développer une maladie coronarienne ou un accident vasculaire cérébral.

Même si l’objectif d’HbA1C doit être personnalisé en fonction de l’âge, du mode de vie ou encore des comorbidités, les endocrinologues encouragent généralement les diabétiques à se situer en dessous de 7,5%.

C’est au médecin spécialiste, en lien avec le patient atteint d’un diabète de type 1,
de définir l’objectif à atteindre pour assurer une vie dans le bien-être et sans complication diabétique.

HbA1C : la norme est entre 4% et 6%
HbA1C : Moins de 6% (entre 4% de 6%) : Non diabétique
HbA1C : Au niveau : entre 6,1% et 6,4% : Pré-diabétique
HbA1C : Entre 6,5% et 8% : Diabétique
HbA1C : Plus de 8,5% : Diabétique à risques
HbA1C : Entre de 12% et 15% : Danger imminent, état d’urgence
Pour un diabétique, l’idéal est de ne pas dépasser 7%.

 

Glycémie (taux de sucre sanguin)

Hypoglycémie : Inférieur à 0,60 g/L
Hyperglycémie : supérieur à la norme (1,26 – 1,40 m/G g/L)au-delà des 1,40 mg/l, cela devient grave et dangereux.

Glycémie Normale :

À jeun : entre 0,70 g/L et 1.10 g/L
1h30 après le repas : 1,40 g/L