PSYCHOLOGIE ET DIABÈTE

Les personnes diabétiques sont très souvent sujettes à des troubles psychologiques liés à  leur maladie. Angoisse, dépressions, fatigue  nerveuse, stress… toutes ces conséquences  sont essentiellement dues à la complexité de la maladie et de ses complications. Cela peut  entraîner une légère baisse de moral, comme une grave dépression psychologique.

 

Le diabète se soigne mais ne guérit pas. C’est au quotidien que l’on vit avec la maladie, ses évolutions et ses risques de complications. Les informations données sont souvent alarmistes. Elles sont nécessaires pour faire prendre conscience aux malades de la gravité de cette maladie et surtout des risques de complications. Le diabète est présent tous les jours, dans tous les gestes du quotidien, avec les prises du taux de glycémie qui vous rappelle sans cesse à l’ordre et vous donne l’évolution de la maladie.

 

Le diabète est installé pour toujours

Voilà ce qui engendre des états dépressifs, le fait que l’on ne se débarrassera jamais de la maladie. «Je vis avec des hauts et des bas», est le slogan de tous les diabétiques.

Au moindre écart de nourriture, la sanction est immédiate.  Autour de vous, tout est vie et joie de vivre… et vous, vous êtes seul à prendre soin du moindre écart. Cela joue sur le moral de tous les patients. Il faut accepter la maladie comme une compagne de route, gérer au mieux ses envies, devenir plus «fort» psychologiquement et vous dire que vous «tiendrez le coup» quoiqu’il se passe.

 

Votre combat est à mener dans plusieurs domaines

• Sur le plan moral, être «diabétique» vous rend malade !

• Vis à vis de l’entourage familiale et professionnel, vous ne devez pas vous sentir inférieur ou affaiblie par la maladie.

• Ne pas se laisser influencer par l’environnement  en mettant la barre des objectifs trop haute.  Vous n’êtes pas à une course avec des gagnants et des perdants.

• Chaque diabétique est différent, fixez vos propres objectifs avec votre médecin qui est et reste votre meilleur allié et confident. Faites lui part de vos angoisses. Parlez lui des difficultés à accepter cette maladie.

 

Faire le deuil de votre vie passée sans diabète

Très vite, quand vous atteindrez vos objectifs, vous accepterez et maîtriserez la maladie. Votre moral sera meilleur, et vous réapprendrez à apprécier les joies et les banalités de la vie. Vous ne serez plus frustré par les modifications alimentaires, vous découvrirez de nouvelles façons de manger, de bouger, de vivre votre quotidien.

Votre entourage doit partager et accepter votre nouvelle façon de vivre, avec des modifications significatives de votre alimentation, de votre horloge et chronologie alimentaire.

Dans une famille de diabétiques, si les habitudes alimentaires ont conduit un membre de la famille à être diabétique, il y a des chances que les enfants (qui ont les mêmes bases alimentaires) le soient un jour. Donc il est utile de leur expliquer le diabète, ses risques et ses complications. Les éduquer sur le plan nutritionnel est une bonne chose.

 

L’acceptation de la maladie

Après la première phase qui est la découverte et l’annonce de la maladie par le médecin, le patient subit un véritable choc, il ne comprend pas pourquoi lui? Alors que sa vie est identique à toutes les personnes qu’il fréquente… Pendant plus ou moins de longs mois, le patient refuse d’être Diabétique. Il prend ses comprimés… mais la maladie s’aggrave quand même. Il n’a pas conscience immédiatement que les comprimés ne sont pas une «autorisation» à continuer le même mode de vie.

Il est indispensable de changer complètement sa façon de vivre, de se nourrir… Dès la prise de conscience de ce qu’est exactement le diabète (Type2) Le moral chute considérablement, le patient pense que «le diabète lui pourri la vie»… et qu’il ne s’en remettra jamais.

 

Réapprendre et modifier sa façon de vivre.

Après avoir partagé ses réflexions et écouté d’autres diabétiques, chaque patient se met alors à modifier sa nourriture, se met ou remet au sport… et très vite le résultat est meilleur, la glycémie baisse, encore quelques efforts, plus d’écarts alimentaires… et les objectifs sont enfin atteints. Le patient retrouve alors un meilleur moral, et devient à son tour un élément d’informations pour d’autres diabétiques lors des réunions d’échanges et de partages dans le cadre d’associations d’aide aux diabétiques.

 

Fréquentez les associations de diabétiques

Le partage d’idées et de vécus aide à mieux comprendre et maitriser son diabète. N’hésitez pas à poser des questions, à intervenir dans les débats, à échanger avec d’autres diabétiques. Ces échanges permettent de mieux appréhender la maladie, de mieux la comprendre pour mieux y faire face. Prenez des notes, écoutez les conseils et les remarques de chacun… cela vous permettra également d’en parler avec votre médecin. Les échanges et explications sur la diététique du diabétique est importante.  Elle vous permettra de modifier vos habitudes alimentaires.

 

Pourquoi le sport est nécessaire ?

Le fait de pratiquer régulièrement un ou plusieurs sports, permet de très vite retrouver «un meilleur moral» d’une part et éviter des risques de complications liés au diabète, tels que les maladies cardiovasculaires, réduction du taux de mauvais cholestérol dans le sang, insuffisance rénale, hypertension…etc.

Sur le plan physique, le sport aide au maintient de la densité musculaire, donne une meilleure circulation du sang et une oxygénation du corps.  Tous les diabétiques qui pratiquent une activité sportive vous le confirmeront, le moral est nettement meilleur, et le taux de glycémie chute.

 

Le tabac et l’alcool de faux amis

Beaucoup de fumeurs considèrent que le tabac est nécessaire les jours où le moral est dans les chaussettes. Idem pour l’alcool, quand cela ne va pas, un «petit coup» à boire remonte le moral. Faux ! archi faux !  Ce n’est qu’illusion. L’euphorie ne dure pas très longtemps, mais les dégâts eux perdurent. Le tabac aggrave les risques cardiovasculaires, infarctus, embolie, accident vasculaire cérébral (AVC),  poumons obstrués… Quand à l’alcool, il augmente le taux de sucre dans le sang, favorise l’embonpoint et réduit les facultés de réflexion. Quand on est diabétique, il est impératif de ne plus fumer, et de limiter considérablement sa consommation d’alcool. Tabac et alcool ne font pas bon ménage avec les diabétiques.

 

Le diabétique est irascible

Quand le moral est à zéro, quand la maladie n’est pas réglée correctement, quand les maux du diabète sont trop présent, le sujet devient irascible, irritable facilement, grincheux et grognon. Tels sont les conséquences du diabète chez le patient vis à vis de son entourage. Il est alors urgent de régler son taux de sucre dans le sang par le suivi des prescriptions et règles du médecin et par le sport.

 

Ne plus retomber dans plans négatifs

De nombreux diabétiques, après avoir amélioré leur taux de glycémie… craquent et sont à nouveau déréglés. Il est important de suivre au quotidien une discipline alimentaire et sportive. Les risques de complications du diabète sont si importants sur le moyen et long terme, qu’il est très nécessaire de maintenir ses objectifs dé-fi-ni-ti-ve-ment et à vie. Si vous souhaitez vivre en meilleure santé malgré votre diabète. Le diabète ne se soigne peut être pas, mais il se gère. Il faut affronter l’adversité, ayez confiance en vous et en vos capacités à gérer définitivement votre diabète. Votre entourage familial, est un soutient moral et psychologique. Ayez confiance en lui. Les médecins qui vous soignent sont également là pour vous aider à maintenir vos objectifs.

En résumé, le diabète ne vous vaincra pas. Vous vivrez avec, mais en bonne santé en lui faisant régulièrement «un pied de nez», à chaque fois que votre glycémie sera bonne.

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Christine Joncourt 

Tags: angoisse, dépression, diabète, psychologieCategories: PSYCHOLOGIE
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